Mon 2éme marathon (suite) auteur Frédérique
Nous descendons donc la rue de Rivoli où j’aurais bien aimée faire les boutiques mais je reviendrais une autre fois car j’ai oubliée ma carte bleue, les 5 premiers kilomètres avalés en 27’ nous voilà arrivés à la Bastille où l’on se croirait en pleine révolution, il ne manque plus que les bonnets frégiens, que de monde et pourtant on est dans le 1er tiers du peloton, tactique oblige passage au milieu de la chaussée, direct vers le bout des tables ravito et mon lièvre me prend la main pour ne pas me perdre et « m’ordonne » de boire (c’est un tyran ou quoi ?) Pose pour un photographe et 1mn plus tard (chrono en main) reprise de notre course.
Au km 11 nous sommes rattrapés par le ballon des 3h 45, déjà !!
Puis arrive le bois de Vincennes où il reste encore des vestiges de la tempête de janvier 2000 quelle beauté ce bois, nous sommes toujours à 5’30 /km, je vole mais je suis freinée par qui vous savez.
Km 15 :3éme ravito et même pas essoufflée, une bouteille d’eau et des figues sèches et après l’arrêt pipi de Monsieur nous repartons au milieu de toujours la même foule enthousiaste.
La 2éme difficulté (après la descente des champs) se présente : la côte du champ de course de Vincennes mais avec l’entraînement que j’ai emmagasinée je ne la vois pas, nous filons à toute allure devant le vélodrome Anquetil vers la porte Charenton où se trouve la moitié de Paris dirait on pour nous voir passer sur le tapis du semi.Quels frissons et même pas fatiguée et pourtant nous sommes vraiment au semi et 1h58’au chrono du lièvre.
Je continue ma visite guidée en sauvant mon co-équipier d’une chute qui aurait pu être irrémédiable et nous voilà revenu devant l’Opéra Bastille, nous bifurquons vers les quais de Seine après s’être de nouveau arrêtés au ravito du km 25 (toujours les mêmes conseils: marche avant les tables, milieu de la route, main dans la main, bouteille et sucrerie, marche et reprise, çà va je commence à avoir compris).
Mais elle est où la plage de Paris? Il y a plein de touristes en tenue d’été, casquette, lunettes de soleil qui remplissent les berges de la Seine, et toujours la même distance entre les marathoniens, un mètre maxi de part et d’autres.Les tunnels nous amènent un peu de fraîcheur grâce aux ventilateurs qui bordent le trottoir de gauche sur lequel nous courons pour pouvoir doubler car il y a toujours autant de monde,mais de l’autre côté il y a les petites mais difficiles côtes (parait-il) et bien croyait moi je ne les vois et sens pas. C’est où le tunnel de Lady Di ? Attends on y arrive.Et voilà le Trocadéro avec cette foule en délire qui marque la fin des 31 kilomètres avec comme sentinelle la tour Eiffel .
Ravito et reprise.
Il n’en reste plus que 12 mais on a pris un raccourci ou quoi? Car on n’arrête pas de doubler, les temps intermédiaires reçus par SMS nous le confirmeront. Et pourtant on est réguliers, toujours le même temps au km(5’30), c’est les autres qui flanchent et qui marchent.
Ce n’est pas un lièvre qui m’accompagne c’est un chrono ambulant.
C’est bientôt fini, déjà ? Attends m’entend je dire c’est maintenant que le plus dur commence, tais toi et cours.
Voilà la maison de la radio sur ta droite, encore une petite côte qui nous amène à Rolland Garros et le Parc des Princes (parait-il) ,nous voilà dans le bois de Boulogne .Après un virage en épingle (km36) en montée qu’est ce qu’il lui prend il s’en va seul, il me plante là toute seule, et non c’est moi qui n’avance plus: « Christian arrête » lui crie je .Quelques mètres de marche et des conseils du pro et nous repartons jusqu’au 38 où rebelote , 50m de marche et je dis cette phrase qui restera dans les annales du club « mais pourquoi le marathon ne fait il pas 38 kms?.Re conseils et là je croyais vraiment ne pas terminer mais avec cette foule qui encourage tout le monde impossible de marcher et donc nous avons repris notre allure de marathonien et nous sommes enfin arrivés dans le dernier rond point ,(où surprise nous retrouvons nos deux supporters qui nous acclament et nous prennent en photos) .Interminable ce rond point pour déboucher sur l’avenue Foch et là alors le moment est vraiment inoubliable ,cette ligne doite est trop vite avalée: la foule, le speaker qui dit un mot sur chaque arrivant, l’arrivée main dans la main, le tapis rouge, la photo finale et le chrono:4h03’24’’On voulait faire 4h pari presque tenue, SUPER.
Bises au lièvre sans qui je n’aurais pas réalisée ce temps, il l’a mérité.
Photos, Médaille, puce, poncho, ravito, (tout çà s’enchaînent pendant une demi heure et je me laisse encore guidée jusqu’au bout du sas arrivée et pour finir on se croirait à la sortie de l’école quand toutes les mamans attendent les enfants derrière les grilles et nous empêchent de sortir.
Direction l’arbre à droite derrière les baraques à frites et retrouvailles avec Eliane et Eric.
Quelques mouvements d’étirements et début du récit à nos supporters et retour vers l’hôtel en métro.
Quels souvenirs et quelle envie de recommencer, çà y est j’ai vraiment la piqûre « marathon »
Vite le prochain. (Mont Blanc, Barcelone, etc...) et revenir ici
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