Ça y est, 2009 sera l'année de mon premier marathon.
Après 7 années de pratique à la course à pieds et une arrivée au sport tardive à l'âge de 37 ans.
Pourquoi Paris alors que tout mon club ira à Marseille et qu'enfin notre ville retrouve un Marathon après 6 années d'absence ?
Ce sont plusieurs avis de coureurs, dans mon entourage (dont un avec un temps de 2h27 à Paris Hervé) qui m'ont poussés à le choisir (organisation rodée, beauté du parcours et 40000 coureurs).
Un plan d'entraînement est choisi (4 séances par semaine sur 8 semaines pour 3h30 au final).
Cette période d'entraînement n'en finit plus, avec des douleurs lombaires qui m'obligent à un arrêt total de presque une semaine.
Puis c'est au tour d'un genou à faire des siennes.
Bon malgré tout cela, le jour J approche et les objectifs revus bien à la baisse, peut être trop : ce sera de finir mon premier marathon en moins de 4 h et surtout avec l'envie d'en refaire un autre !
Départ pour la capitale vendredi matin afin de profiter pleinement du Marathon Expo.
Trois heures après je suis déjà à la gare de Lyon.
Première difficulté m'orienter dans une bouche de métro, ça y est j'ai enfin trouver mon parcours pour me rendre à la Porte de Versailles. En peu de temps j'y suis, il fait beau et en franchissant les grilles qui me font penser au Parc Chanot, le stress commence à monter.
Superbe marathon Expo, avec tous les partenaires, j'en profite même pour glaner un autographe à Philippe Remond.
Dernière séance de course à pied le samedi 04 avril avec 30 mn réalisé avec Yves mon ami, qui m'héberge pour ce week-end à Frémainville (95).
Jour « J » : décollage de la maison prévu à 6 h, j'ai mis mon réveil à 5h40. Je n'ai pas le temps de traîner, je me met déjà en tenue et on avale une part de gâteau sport préparé la veille par Emilie,l'une de ses filles.
7 heures, nous nous garons près du Bois de Boulogne, attente dans la voiture et nous assistons au balai incessant des autres coureurs.
J'ai peur d'être en retard et j'insiste auprès de Xavier, notre chauffeur et coureur, de partir pour le départ.
Vingt minutes à pied et ça y est me voilà dans mon «sas 3h30 », après avoir remonté l'Avenue Foch (ligne d'arrivée) avec toutes ses tentes en direction des Champs Elysée.
Je trouve l'attente relativement courte, une superbe ambiance règne et les derniers conseils s'échangent, mêlés d'encouragements.
Le départ est annoncé par le speaker, j'avale péniblement mon gel anti-oxydant sept autres m'attendent sur le parcours, 8 h 45 le coup de feu claque et trois minutes après je franchis la ligne de départ. J'y suis, c'est fabuleux sur la plus belle avenue du monde, la météo est idéale, mont tableau de marche 5'30 au kilo pour 3h52.
Plus rien ne peut nous arrêter, Rue de Rivoli deux coureurs engagent la conversation sur le marathon de Marseille et Marseille/Cassis, car dans mon dos le nom du Club « KM42.195 Marseille ».
Les premiers kilos s'enchaînent 5'20'', 5'22'', 5'14'', l'euphorie me gagne et je décide de freiner, 4ème kilo 5'39'', mais voilà bouchon à La Bastille et nous sommes obligés de marcher et le chrono s'effondre 6ème kilo 6'30''.
La remise au train est difficile 5'47'' – 5'37'' – 5'21'' et le 10ème kilo 5'26''.
Le Château de Vincennes apparaît au loin, puis le tracé se poursuit dans le Bois de Vincennes avec un arrêt pipi entre le 15ème et 16ème et ravito au 15ème. Les temps au kilo s'en ressentent 5'43'' et 6'02''.
Au km 18 le ballon des 3h45 me rattrape (une pensée me traverse l'esprit est-ce que je reste avec eux ?). La raison l'emporte et je les laisse s'éloigner.
Je passe mon semi en 1 h 57'01'' et je me sens en pleine forme, les kilos suivants me le prouvent 5'15'' – 5'21'' – 5'20''- 5'30'' – 5 ‘30'' et le 27 ème 5'26''.
Au km 28, la fatigue me tombe dessus particulièrement une raideur au niveau des ischio-jambiers (arrière des cuisses), et une douleur au bas du dos, est-ce le fameux mur du 30ème ou le résultat d'un mauvais entraînement.
Ces enchaînements de petites côtes et tunnels (Quai de Seine) ne me facilitent pas la chose et je décide de m'accrocher pour passer le trentième kilo.
Le 30ème est là, je me dis que l'abandon n'est pas possible mais ce deuxième semi, ne ressemble pas du tout au premier.
5'46'' – 5'56'' – 5'40'' – 5'55'' – 5'30'' – 5'50''(35ème) et même 6'12'' au 36ème. Un seul mot d'ordre continuer je veux voir le 40ème !
On entre dans le Bois de Boulogne, j'essaie de rester sur le tracé malgré la multitude de coureurs (nombreux marchent) la chaleur commence à me gêner et ces virages n'en finissement plus.
Enfin le 40ème avec le dernier gel à prendre « red tonic sprint air ». Je sens qu'il me fait de l'effet ou est-ce peut-être l'approche imminente de la ligne d'arrivée ?
Mais je ne veux pas trop accélérer de peur de craquer physiquement 5'52'' – 5'41'' et 5'18'' pour le 4ème.
Ça y est j'y suis l'Avenue Foch et les deux derniers cent mètres qui me séparent de cette ligne d'arrivée, avec l'Arc de Triomphe en arrière plan.
Je me lance dans un sprint final à prés de 16.32 km/h (43 '' /195m) Chrono : 3h56'11''.
Beaucoup de sentiments se mêlent à l'arrivée une envie de pleurer un immense bonheur et une grande satisfaction d'avoir été au bout de mon engagement.
Pas le temps de savourer cette victoire, mon train est à 15h Gare de Lyon, la magie du Marathon à opéré, une envie de recommencer, mais lequel ? New-York, Londres, Nice-Cannes……
A bientôt donc pour un nouveau récit.
Remerciements à tous ceux qui m'ont aidés, encouragés, à mes filles et à Nathalie. |